Activités
Bernard Bretonnière, un poète qui prend les mots au pied de la lettre
L’œuvre littéraire et proprement humaine de Bernard Bretonnière est considérable, c’est-à-dire qu’elle saisit le lecteur ‒ le sidère ‒ pour l’inviter consciencieusement à parcourir des chemins de liberté où, de la poussière, surgissent des poèmes de toute beauté et des textes lumineux de candeur, d’ironie et d’éveil à tous les possibles. Autrement dit, la création de cet « écrivain inclassable », « polygraphe hors normes », comme le poète a pu être gratifié, est une véritable mimétite, minerai générateur de pigments de belles teintes perceptibles jusque dans le secret de l’ombre et du noir profond.
Bernard Bretonnière au café du Père Riou, Morannes 2023
© Photo Michel Durigneux
Les ateliers d’écriture
Les ateliers d’écriture proposent des séances de « Jeux avec les mots » structurées en trois temps : une mise en bouche (exemples : je me souviens ; une journée idéale, c’est… ; dans le monde, il y a… ; si j’étais…) ; un plat de résistance (exemples : histoire de mon corps ; description d’une photo ; composition d’une scène à trois personnages ; cut-up et cup-inversé ; lettre à un ami ou à un être fantastique ; d’un anagramme l’autre ; bulles de BD) ; un dessert (exemples : langage tangage ; boule de neige ; haïku ; cadavre exquis ; je lègue).
Comme le dit Hubert Haddad dans Théorie de l’espoir : à propos des ateliers d’écriture, « Révéler l’importance organique de la métaphore et du rythme, des arborescences symboliques, de l’espèce de fiction instrumentale qui ouvre tout langage à l’imaginaire, est une démarche spécifique de l’atelier d’écriture. »
Le cercle de lecture à voix haute
Le cercle de lecture permet de découvrir la singularité d’un écrivain dans la lecture à voix haute d’extraits de ses œuvres et le temps des échanges entre participants qui les accompagnent et les prolongent. Il invite aussi les participants à lire à haute voix leurs créations tant le plaisir du texte s’entend de belle façon à travers le gosier de l’auteur, autrice, comme l’estime Roland Barthes.
Liseron 57
La revue Liseron paraît annuellement à l’automne. Elle présente des nouvelles, des poèmes, des essais littéraires inédits propres à enrichir la sensibilité des lecteurs et lectrices emprisonnés ou bien en liberté. L’œuvre de couverture est aussi une création originale d’artistes intéressés par l’éthique et l’esthétique portées par l’association D’Un Livre L’Autre.
Sommaire du Liseron 57
Couverture de Gérard Levasseur, De l’autre côté
Philippe Pineau, Édito
Christian Bobin, Lettre du 19 juillet 2007
Catherine Baptiste, L’erreur humaine
Christophe Forgeot, Un grand quelqu’un
Véronique Joyaux, La femme du café
Paroles de bar
Pierre Vignaud, Il se fait tard
Jacques Ibanès, Le passant de la Montagne Noire
Christine Sergent, Rives
Élisabeth Pelloquin, Lune tranchante
Hanna Magdalena Hagen, Béatification
Jean-Noël Guéno, Poésie, feu follet
Michel Cordebœuf, Les livres du bonheur
Lise Beaubeau, Une vie de chat
Christophe Forgeot, Pareidolia
Gérard Estragon, C’est bien en juin, se marier
Jean-Claude Martin, Verbatims récents
Thierry Maricourt, C’est tant, un livre
Florilège pour la liberté
« C’est en lisant qu’on devient liseron »
Raymond Queneau
De l’autre côté © Gérard Levasseur